Affaire Merah : trois nouvelles interpellations à Toulouse

En l’espace de quelques heures, trois hommes ont été interpellés dans le cadre de l’opération antiterrorisme menée à Toulouse et sa région : deux proches du tueur et un militaire de Castres.

Dix jours après les cérémonies dédiées aux victimes du tueur au scooter, les opérations « coup de poing » de l’antiterrorisme ont repris à Toulouse et dans sa région.

En l’espace de quelques heures, les policiers de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), aidés par les hommes du GIPN et de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention), ont procédé à trois interpellations. Les deux premières arrestations ont eu lieu mardi soir vers 21 heures à Toulouse, dont l’une dans le quartier populaire des Izards, où a grandi Mohamed Merah.

Les deux hommes interpellés étaient des proches du tueur de Toulouse et Montauban. Ils sont âgés d’une vingtaine d’années, ils étaient des proches de la famille Merah. L’un d’entre eux est bien connu des services de police et aurait passé plusieurs mois derrière les barreaux. « Ils avaient passé plusieurs heures ensemble quelques jours avant les assassinats », confie une source proche du dossier qui ajoute : « Ils seraient même allés en discothèque ensemble avant les drames. »

La troisième personne interpellée est un militaire

La troisième personne interpellée ce mercredi matin connaissait également Merah mais son profil est plus atypique ; c’est un militaire de Castres (Tarn). Pour les besoins de l’enquête, cet homme, âgé d’une trentaine d’années, devait être conduit dans les locaux de l’hôtel de police de Toulouse où ont été placés en garde à vue les deux Toulousains.

Pour les enquêteurs de l’antiterrorisme et du renseignement, ces nouvelles auditions ont pour objectif d’en savoir plus sur l’aide apportée au tueur : « Ont-ils aidé financièrement Merah ? Lui ont-ils fourni des armes ? Ou lui ont-ils permis de transporter le fameux scooter qui lui a servi lors des assassinats de Toulouse et Montauban, qui ont causé la mort de sept personnes dont trois enfants d’une école juive de Toulouse ? »

Les policiers du renseignement et de la SDAT, qui sont « descendus » à Toulouse, ont quatre jours pour faire progresser l’enquête. Pour les affaires de terrorisme, ce qui est le cas, les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Depuis plusieurs mois, les perquisitions et les opérations de grande envergure, comme celles réalisées mardi soir et mercredi matin, se sont multipliées. Cinq personnes, proches de Merah, ont été placées en garde à vue, puis relâchées, faute de preuves. Est-ce que cela sera le cas une nouvelle fois ? Les enquêteurs devraient être fixés très prochainement. À coup sûr, avant la fin de la semaine.
Pour l’heure, une seule personne a été mise en examen dans le cadre du dossier sur les complicités dans les assassinats de Toulouse et de Montauban, il s’agit d’Abdelkader Merah, le frère du « tueur de Toulouse », actuellement incarcéré dans la région parisienne. Celui-ci clame « son innocence ».

Lefigaro.com, le 25 Mars 2013


Nous soutenir

C’est grâce à votre soutien que nous pouvons vous accompagner dans l’ensemble de vos démarches, faire évoluer la prise en charge des victimes par une mobilisation collective, et poursuivre nos actions de défense des droits des victimes de catastrophes et d’attentats.

Soutenir la FENVAC