Il y a 29 ans, peu après 18h, une bombe artisanale dissimulée dans une bonbonne de gaz placée à bord d’une rame du RER B explosait alors que le train entrait en station Port-Royal. L’engin avait été installé sous un siège du deuxième wagon. La déflagration, d’une extrême violence, provoqua la mort de quatre personnes et fit plus de quatre-vingt-dix blessés, dont certains grièvement atteints.
Cet attentat s’inscrivait dans la continuité d’une série d’attaques commises en France en 1995 et 1996. L’enquête, confiée à la section antiterroriste, privilégia la piste de réseaux liés au GIA (groupe islamique armé). Les investigations furent longues et approfondies, et plusieurs hypothèses furent analysées, dont d’éventuels liens avec des groupes déjà impliqués dans d’autres attentats de la même période. Aucun élément n’a cependant permis d’identifier formellement l’auteur ou les auteurs.
L’attentat n’ayant jamais été revendiqué et aucune preuve irréfutable n’ayant abouti, aucune condamnation n’a été prononcée. L’affaire demeure l’un des actes terroristes les plus douloureusement non élucidés de la fin du XXe siècle en France.
Une plaque commémorative est installée dans la station Port-Royal. Elle rappelle la mémoire des victimes et symbolise la solidarité envers les blessés et les familles qui, depuis plus de deux décennies, portent les séquelles physiques, psychologiques et l’absence de vérité judiciaire.
En cette date d’hommage, nos pensées accompagnent l’ensemble des victimes, leurs proches et toutes les personnes touchées. Leur quête de vérité et de reconnaissance demeure au cœur de notre engagement.
Ne les oublions pas.






