Le 23 mars 2018, une série d’attaques terroristes avait lieu à Carcassonne et à Trèbes. Ces attaques ont causé la mort de quatre personnes et fait quinze blessés.
À Carcassonne, l’assaillant, avait intercepté une voiture sur un parking et tiré sur les deux occupants, tuant le passager, Jean Mazières et blessant le conducteur. Il s’était ensuite dirigé vers une caserne de CRS tirant sur un groupe de quatre policiers, blessant l’un d’eux au thorax. À Trèbes, l’assaillant avait pénétré dans un magasin « Super U » en criant « Allahou Akbar », se revendiquant soldat de l’État islamique et disant être prêt à mourir pour la Syrie. Il abattait le boucher du magasin, Christian Medves, ainsi qu’un client, Hervé Sosna, créant la panique. Plusieurs clients étaient parvenus à s’enfuir ou se cacher. L’hôtesse d’accueil du magasin était prise en otage par l’assaillant qui lui ordonnait d’appeler le commissariat. Pendant la conversation téléphonique, le terroriste dit être membre de l’EL et exige la libération de Salah Abdeslam, djihadiste impliqué dans l’attentat du 13 novembre 2015. Les forces de l’ordre interviennent rapidement et le lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, propose de prendre la place de l’otage. L’officier reste seul avec l’assaillant pendant près de trois heures. Après avoir noué un contact sur le téléphone du gendarme, l’assaillant réitère sa demande de libération. Quelques minutes plus tard, on entend le gendarme crier « Attaque ! Assaut ! Assaut ! » Ce n’est que 8 minutes après ses cris que l’assaut a été donné et que les hommes du GIGN ont pu entrer dans la salle. L’assaillant a été neutralisé et le gendarme retrouvé blessé, blessures auxquelles il succombera le lendemain.
L’auteur principal ayant été tué, l’enquête s’est portée sur ses éventuels complices. Le procès devant la Cour d’assises spéciale de Paris s’est déroulé du 22 janvier au 23 février 2024. Sept personnes dont six hommes et une femme, l’ancienne petit amie de Radouane Lakdim, l’assaillant, ont été jugés pour leur implication à différent niveau. L’ancienne petite amie de l’assaillant a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour association de malfaiteur terroriste. Samir, un ami de l’assaillant qui l’avait accompagné acheter un couteau a été condamné à trois ans de prison pour détention et transport d’armes et munitions de catégories B et C. Les cinq autres personnes ont été condamnés à des peines allant de deux à quatre ans de prison ferme pour délit de transport et détention d’armes, non-dénonciation de crime terroriste et provocation à des actes de terrorisme. Le Parquet National Antiterroriste a fait appel d’une partie du verdict jugeant les peines prononcées trop légères. Il a décidé de contester le jugement pour trois des sept accusés notamment l’ancienne petite amie ; Samir qui était l’ami de l’assaillant et une des cinq autres personnes, Baghdad, condamné pour non-dénonciation de crime terroriste.
La FENVAC s’est constitué partie civile et était représenté par Me Thibaut DE MONTBRIAL. Elle était présente lors des débats pour accompagner et soutenir les victimes.
Partout en France, la mémoire du colonel Arnaud Beltrame se perpétue également à travers des lieux de recueillement et de transmission, comme la stèle inaugurée à Montauban en 2024 sur un giratoire portant son nom, ou encore la statue érigée à Bry-sur-Marne en 2025, œuvre en bronze incarnant son courage et son sacrifice.
Dévoilement le 22 mars 2024 de la stèle en hommage au colonel Arnaud Beltrame située au rond-point éponyme à Montauban
Inauguration de la statue en hommage au colonel Arnaud Beltrame située au 1-3 boulevard du Général Gallieni à Bry-sur-Marne
Nous rendons hommage aux personnes décédées.
Nos pensées vont vers leurs proches ainsi que vers les rescapés de ce terrible drame.







