Il y a 5 ans, l’attentat de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice a marqué durablement la conscience nationale. Ce matin-là, un homme armé d’un couteau, entré dans l’édifice, a attaqué des fidèles et le sacristain, causant trois morts et blessant d’autres personnes. L’auteur, identifié comme Brahim Issaoui, de nationalité tunisienne, a été maîtrisé par les forces de l’ordre après avoir été visé par des tirs. L’attaque a été immédiatement qualifiée de terroriste et l’enquête confiée au parquet national antiterroriste.
Dans les jours qui ont suivi, les investigations ont mis en lumière un parcours de radicalisation préalable, des messages sur ses appareils et des éléments laissant penser qu’il avait ciblé la basilique en connaissance de cause. Le procès s’est ouvert à la Cour d’assises spéciale de Paris le 10 février 2025. L’accusé a été jugé sur quinze jours d’audience, avec la participation des parties civiles, dont les familles des victimes et la FENVAC. Lors des débats, l’accusé a à certains moments affirmé une amnésie relative, alternant silence et revendications idéologiques, sans jamais exprimer de repentir clair.
Le 26 février 2025, la Cour l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté incompressible. Elle a motivé cette décision par la « violence absolue » de ses actes, l’absence manifeste de volonté de réinsertion ou d’amendement et la dangerosité qu’il représentait. Ayant fait appel de sa condamnation, le prochain procès est fixé du 7 au 18 décembre 2026.
Un an après l’attentat, une cérémonie s’est tenue dans la basilique pour dévoiler une plaque commémorative en mémoire des trois victimes : Nadine Devillers et Simone Barreto Silva, deux fidèles de la basilique, et Vincent Loquès, le sacristain du lieu. Cette plaque est apposée à l’intérieur de l’édifice. La Ville de Nice a également installé devant la basilique l’œuvre « La Colombe de la Paix ». Chaque année, une commémoration en hommage aux victimes est organisée par la Ville.
Ce drame rappelle l’importance de la vigilance, de la justice et de la mémoire collective. Les victimes, leurs proches, la communauté chrétienne et la société tout entière ont été touchés par cette tragédie. Nous avons une pensée pour les 3 victimes assassinées et leurs familles, ne les oublions pas.
La Colombe de la Paix, sculpture de Catherine Tobiasse qui en a fait don à la Ville de Nice. L’œuvre représente l’espoir et la liberté dans ce qu’elle a d’infini et de spirituel, une figure d’envol et une passerelle entre les générations.







