Il y a douze ans, le 12 juillet 2013, le train Intercités reliant Paris-Austerlitz à Limoges-Bénédictins déraillait en gare de Brétigny-sur-Orge en Essonne.
Rapidement, la rame se disloquait et les voitures s’encastraient les unes dans les autres.
Sept personnes perdront la vie au cours de ce drame et quatre cent trente-cinq seront blessées dont vingt-et-une grièvement.
Trois enquêtes étaient ouvertes simultanément, par le parquet d’Évry, par le Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport et la SNCF. Les expertises techniques révélaient une rupture d’éclisse (pièce métallique reliant deux rails) sur un aiguillage. Selon les dirigeants de la SNCF, il s’agissait de la cause de l’accident.
En 2017, après quatre ans d’investigations, la SNCF a été mise en examen pour homicides et blessures involontaires. Le 25 avril 2022, la SA société nationale SNCF (déléguée à la gestion des voies), la SA SNCF Réseau (organe de contrôle de la sécurité du réseau) et un cadre cheminot de la SNCF, dirigeant de proximité au moment du drame, étaient jugés pour homicides et blessures involontaires devant le Tribunal correctionnel d’Évry.
À l’issue des deux mois d’audience, le procureur de la République avait requis la condamnation de la SNCF à une peine d’amende de 450 000 euros pour homicides et blessures involontaires en récidive légale et la relaxe de la SNCF Réseau ainsi que du cadre cheminot.
Le 26 octobre 2022, le Tribunal d’Évry a condamné la SNCF à 300 000 euros d’amende pour homicides et blessures involontaires en état de récidive légale et a suivi le procureur de la République dans ses réquisitions en optant pour la relaxe du cadre cheminot et de SNCF Réseau.
Dès les premiers instants après le drame, les victimes et leurs proches se sont retrouvées livrées à elles-mêmes, confrontées au choc, au traumatisme et à l’errance administrative. Leur parcours de reconstruction a été long et difficile et souligne la nécessité d’une politique d’accompagnement et de soutien à la suite d’un drame majeur.
La FENVAC, constituée partie civile dans ce dossier et représentée par Maître Gerard Chemla, s’était tenue aux côtés des victimes et de leurs proches durant toute la procédure. Elle les a également soutenus dans la création de leur association « Association des Victimes de la Catastrophe de Brétigny E.D.V.C.B. ».
Aujourd’hui, elle leur réaffirme son soutien indéfectible et œuvre pour la prévention de ce type de drame. L’une des victimes, Jean-Luc Marissal, a d’ailleurs rejoint notre Fédération en tant qu’administrateur afin de contribuer à ce travail de prévention et pour contribuer à l’amélioration de l’accompagnement des victimes de tout type de drame collectif.
Une cérémonie commémorative est organisée chaque année, elle a lieu en gare de Brétigny-sur-Orge et une minute de silence à la mémoire des victimes est demandée à 17h11, l’heure à laquelle s’est produit ce terrible accident.
Au même moment, comme chaque année depuis 2016, une cérémonie commémorative est également organisée en gare de Limoges Bénédictins pour les personnes ne pouvant se déplacer à Brétigny-sur-Orge.
Nous leur adressons nos pensées et adressons notre soutien à leurs proches ainsi qu’à toutes les victimes impactées par ce drame.
Nous ne les oublions pas.





