Il y a onze ans, un TER roulant à 90km/h percutait l’arrière d’un TGV entre Pau et Dax. Heureusement, il n’y a pas eu de décès. Cependant, quarante personnes ont été blessées lors de cette collision dont quatre gravement.
Une enquête était ouverte rapidement et des expertises judiciaires montraient que des rats avaient rongé des câbles électriques causant ainsi un dysfonctionnement. Un feu était au vert alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Aussi, les investigations révélaient la vétusté d’une partie des installations, mettant en lumière des carences structurelles dans l’entretien du réseau ferré.
En 2022, après huit ans d’attente, le Procureur de la République de Pau a requis le renvoi devant le Tribunal correctionnel de la SNCF et de SNCF Réseau pour blessures involontaires. Un procès devrait se tenir bientôt.
Les victimes, de leurs côtés, ont déjà été indemnisées pour la plupart, par la SNCF. Il n’en demeure pas moins que le chemin de reconstruction est lent pour ces personnes marquées par le choc de la collision et l’angoisse liée au transport ferroviaire.
La FENVAC constituée partie civile dans ce dossier et représentée par Maître Gérard Chemla, a régulièrement rappelé l’importance d’un accompagnement adapté et durable pour toutes les victimes d’accidents collectifs.
Aujourd’hui, nous adressons notre soutien à toutes les victimes de ce drame ainsi qu’à leurs proches. Nous ne les oublions pas.





