MÉMOIRE I 25 septembre 2020, nos pensées sont avec les 2 victimes de l’attaque terroriste dite de Premières Lignes

L’attaque du 25 septembre 2020 est survenue peu avant midi, rue Nicolas‑Appert, à Paris, à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. Un individu muni d’un hachoir a violemment agressé deux collaborateurs de la société de production ’’Premières Lignes’’, un homme et une femme. L’un d’eux, grièvement blessé au visage, a été plongé dans un coma artificiel à la Pitié‑Salpêtrière pendant près d’un an, tandis que la jeune femme a été hospitalisée durant environ une semaine.

Dès les premières minutes, le parquet national antiterroriste a été saisi et une enquête pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle a été ouverte. Au total, huit personnes ont été interpellées : outre l’auteur principal, identifié comme un demandeur d’asile pakistanais, six autres individus, en lien avec l’assaillant, ont également été mis en examen. Le suspect principal, Zaheer Hassan Mehmood, a reconnu les faits et déclaré avoir initialement prévu d’incendier l’immeuble, persuadé qu’il s’agissait encore des locaux de Charlie Hebdo.

Après plusieurs étapes judiciaires, Zaheer Hassan Mehmood a comparu en janvier 2025 devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Six co‑accusés, également d’origine pakistanaise et arrivés en France entre 2018 et 2019, étaient jugés avec lui pour les mêmes chefs d’accusation. Des échanges de prêches violents ont été mis en évidence dans l’enquête. Lors du procès, l’accusé principal a manifesté des regrets, affirmant avoir agi sous l’emprise d’une interprétation déformée des injonctions religieuses : “La vérité, c’est que j’étais traumatisé par les caricatures. Mais aujourd’hui, je me dis que j’en ai peut‑être trop fait”. Le 23 janvier dernier, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Ses co‑accusés ont écopé de peines de prison allant de 3 à 12 ans, assorties d’une interdiction définitive du territoire français pour les majeurs. La FENVAC était constituée partie civile dans ce procès ; elle s’est tenue au côté des victimes et de leurs proches afin de leur témoigner de son soutien.

Aujourd’hui, nos pensées vont aux deux victimes marquées durablement par cet attentat.

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