SÉCURITÉ I LA FENVAC PARTICIPE AU DÉBAT SUR LA PLACE DE LA POLICE MUNICIPALE DANS LE CONTINUUM DE SÉCURITÉ

Le 9 décembre dernier, La FENVAC participait à un atelier de recherche sur « La place de la police municipale au sein du continuum de sécurité » organisé à l’Amphithéâtre Lumière de Paris par le Centre de recherches de l’école des officiers de la gendarmerie nationale (CREOGN), représentée par son directeur, le général François DAOUST.

Autour de la table d’éminents spécialistes, professeurs de sciences politiques, professeurs de droit public, sociologue, chargée de mission sécurité-prévention de l’association des maires de France, des chargés de recherche, des chefs de polices municipales et commandants de groupement de gendarmerie, ont évoqué et analysé les atouts et les freins autour de la place de la police municipale dans l’évolution des missions de la police nationale et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français : la sécurité au quotidien.

Conséquence de leur montée en puissance, les polices municipales ont connu un développement croissant tant de leurs effectifs que de leurs compétences.

Chargée de mettre en œuvre la règlementation municipale de proximité, aidant les personnes socialement en appui des CCAS et luttant contre la petite délinquance et les incivilités, la police municipale participe aux missions de la police et de la gendarmerie.

La coproduction de sécurité entre chacun des acteurs ne peut s’inscrire que dans une logique de gagnant-gagnant indissociable d’une connaissance réciproque.

La définition d’un « continuum » de sécurité, se caractérise comme une « sécurité globale » au profit et avec nos concitoyens, qui met bien en évidence la participation de tous à sa construction et à sa mise en œuvre.

Plus que jamais, l’exposition des policiers municipaux est manifeste. Les assassinats en service d’Aurélie Fouquet, à Villiers-sur-Marne en 2010, ou de Clarissa Jean-Philippe, lors des attentats de janvier 2015 à Montrouge, ont montré qu’ils pouvaient être pris pour des cibles car incarnant l’autorité de l’État.

Le 08 février 2018, au terme d’échanges menés par les Préfets avec les associations d’élus, les organisations syndicales de la Police et des structures de concertation de la Gendarmerie, les représentants des policiers municipaux, les acteurs de la sécurité privée et des transports, les experts, cinq axes de travail ont été définis pour la réussite de cette autorité régalienne :
• une police et une gendarmerie respectées
• une police et une gendarmerie connectées
• une police et une gendarmerie sur mesure
• une police et une gendarmerie aux ambitions retrouvées
• une police et une gendarmerie partenariale

Cette ambition devait passer également par une plus grande autonomie des acteurs de terrain, le développement des démarches en ligne, l’amélioration de l’accueil des victimes ou encore la simplification de la procédure pénale.

La FENVAC présente à ce débat, garde une attention particulière dans les relations de coordination entre les forces régaliennes (police nationale et gendarmerie) et la police municipale dans lesquelles elle souhaite s’inscrire comme un partenaire de terrain expérimenté et fiable représentant les besoins des victimes.

Dans ses missions d’aide, de défense et de l’accès au droit pour les victimes de drames collectifs, la Fédération, comme elle le fait déjà pour la gendarmerie et la RATP, se tient prête à accompagner les municipalités dans la formation de leurs policiers.

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