ASSOCIATION FENVAC - 81 Avenue de Villiers - 75017 PARIS - Tél. 01 40 04 96 87 - Mail : federation@fenvac.org
Sélectionnez la langue :
Fédération nationale des Victimes d'Attentats et d'Accidents ColLectifs
Soutien et défense de victimes
par des victimes depuis 1994.

Actes de terrorisme Suivis par la FENVAC

Monastère de Tibhirine

Prise d’otages

26/03/1996

Date : 26/27 mars 1996
Lieu : Tibhirine, Algérie
Victimes : 7 morts, tous français


Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15 du matin, un groupe d’une vingtaine d’individus se présente aux portes du monastère de Tibhirine en Algérie. Ils pénètrent de force à l’intérieur et vont vers le cloître où ils enlèvent sept moines.

Deux membres de la communauté, frère Jean-Pierre et frère Amédée, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappent aux ravisseurs. Aujourd’hui encore, l’identité des personnes ayant enlevé les moines reste incertaine.

Pendant plusieurs jours, il n’y a pas de nouvelles officielles des moines. Entre le 18 et le 27 avril, un communiqué attribué au Groupe islamique armé assure que les moines sont toujours vivants. Il propose un échange de prisonniers et se termine par cette phrase : « Si vous libérez, nous libérerons… ».

Le 30 avril, un envoyé des ravisseurs, nommé Abdullah, se présente au consulat de France à Alger, et livre un message de Djamel Zitouni et une cassette audio sur laquelle on entend les voix, reconnaissables, des sept moines. Dans cet enregistrement datant du 20 avril, Christian de Chergé dit notamment : « Dans la nuit du jeudi au vendredi, les moudjahidines nous ont lu le bulletin de la Jamaa Islamiyya Moussalaha dans lequel il est demandé au gouvernement français de libérer un certain nombre d’otages appartenant à ce groupe en échange de notre libération, cet échange semblant être une condition absolue ».

Le 21 mai, un communiqué attribué au GIA annonce : « Nous avons tranché la gorge des sept moines, conformément à nos promesses. » Les têtes des moines ne sont retrouvées que le 30 mai 1996, non loin de Médéa.