A320 : le patron de Lufthansa promet une aide continue aux proches des victimes

Le soir même du drame, le patron de Lufthansa, avait survolé la zone du crash. Neuf jours plus tard, Carsten Spohr était de retour sur place mercredi matin. La visite s’annonçait hautement symbolique. Mais l’Allemand a préféré faire profil bas, après les révélations sur les antécédents du copilote. Il s’est ainsi engagé à une aide continue auprès des familles de victimes. « Je donne ma parole aux victimes, notre aide ne va pas s’arrêter cette semaine. Nous continuerons d’apporter notre aide tant qu’elle sera nécessaire », a même assuré le patron de Lufthansa, refusant par la suite de répondre aux questions des nombreux journalistes présents.

Lors de sa brève visite au Vernet, une localité proche des lieux de la catastrophe, Carsten Spohr, accompagné du PDG de Germanwings, Thomas Winkelmann, s’est recueilli devant une stèle érigée à la mémoire des 150 victimes de la catastrophe. « Si nous sommes là aujourd’hui, au nom de Germanwings et de Lufthansa, c’est aussi pour remercier les centaines de personnes qui ont fait un travail formidable pour aider au cours de ces dernières semaines », a expliqué Carsten Spohr. Il s’est ainsi dit particulièrement « impressionné par le professionnalisme, l’énergie, l’empathie et la sympathie qui ont été manifesté ». « Tout le monde sait à la Lufthansa à quel point ce travail était difficile, parfois dangereux », a ajouté le dirigeant de la compagnie aérienne.

Une semaine après la catastrophe, l’Allemand était sur la défensive depuis les révélations des antécédents psychiatriques du copilote accusé d’avoir entraîné dans son suicide 149 personnes. La veille, Lufthansa a révélé qu’elle avait été informée en 2009 que le copilote soupçonné d’avoir provoqué le crash avait souffert d’un « épisode dépressif sévère ». La maison mère de Germanwings a transmis des « documents supplémentaires » au parquet de Düsseldorf, en charge de l’enquête allemande sur les causes du crash. Lundi, celui-ci avait révélé que le jeune homme avait suivi un traitement pour des tendances suicidaires dans le passé. Mais, même si la thèse du suicide venait à être prouvée, cela ne devrait rien changer à l’indemnisation des familles. L’allemand Allianz estime que les assureurs devront débourser 277 millions d’euros.

Carsten Spohr sera vers 17 heures de retour en Allemagne pour assister à un service œcuménique funèbre à l’église catholique de Haltern, dont étaient originaires les seize élèves allemands morts dans la catastrophe.

Source : lefigaro.fr
Date : 01 avril 2015


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