13 novembre : le Normand Philippe Dupperon pointe les indemnisations trop faibles

Son fils Thomas a été tué lors de l’attaque islamiste du Bataclan. Philippe Dupperon, habitant d’Alençon dans l’Orne, est le président de l’association nationale d’aides aux victimes 13onze15. Lundi 13 novembre 2017, il répondait aux questions de Tendance Ouest.

13 novembre 2015 - 13 novembre 2017. Deux ans plus tard, la douleur est toujours présente pour Philippe Duperon. Cet habitant d’Alençon (Orne), ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, était présent aux cérémonies commémoratives organisées lundi 13 novembre 2017 au Stade de France et à Paris. Son fils Thomas était présent au Bataclan et a été tué dans l’attaque de la salle de concert. Philippe Dupperon est aussi le président de l’association nationale de victimes 13onze15. Il répondait aux questions de nos confrères de Tendance Ouest.

Nous n’attendons rien d’Abdeslam

Il regrette la suppression du secrétariat d’Etat aux victimes. "C’était une administration qui faisait preuve de son efficacité d’action." Il poursuit : "les prises de position du fond de garantie ne nous satisfont pas au sujet de l’indemnisation des préjudices d’angoisse de mort imminente et de préjudices d’attente et d’inquiétude des proches de victimes décédées. Ces préjudices dans des cas d’accident collectif ont été indemnisés dans des proportions bien supérieures à ce qui est proposé pour les victimes d’actes terroristes. Nous comprenons mal cette différence."

Tout en attendant le procès de Salah Abdeslam, seul rescapé des terroristes, il reconnaît : "Nous n’attendons pas grand-chose de son attitude. Nous avons vu ce qu’il en a été au cours de sa procédure d’instruction".

Date : 14/11/17
Source : La Manche Libre

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